Comment faire de la course en monoplace en France ?
Par RobinB le 30 juin 2026 Circuit / Trackday Circuit / Compétition Course de côte & SlalomQuand on pense à la monoplace, beaucoup imaginent immédiatement la Formule 1, la Formule 2 ou les jeunes pilotes lancés très tôt dans des filières ultra professionnelles.
La monoplace représente souvent la forme ultime du pilotage en sport automobile : des voitures légères, réactives et conçues uniquement pour aller vite 😎
Toutefois, rouler en monoplace en France peut vite sembler inaccessible pour un amateur.
Il faut dire que les catégories modernes comme la F4, la FRECA ou la FIA F3 demandent aujourd’hui des budgets énormes. Entre la voiture, les essais, les pneus, les déplacements ou encore l’encadrement technique, les coûts montent très vite.
ℹ️ Même une saison en F4 France, pourtant considérée comme l’une des portes d’entrée les plus « accessibles » vers la monoplace moderne, tourne rapidement autour de 200 000 € TTC avec quelques journées d’essais. Et ces prix peuvent plus que doubler à l’étranger. 💸

Mais la monoplace en France ne se limite pas aux filières destinées au très haut niveau. On retrouve encore aujourd’hui des monoplaces dans plusieurs disciplines françaises, que ce soit sur circuit, en moderne comme en historique, en course de côte ou encore en slalom 👍
À voir aussi : "Slalom Loisir : roulez en compétition avec votre voiture de tous les jours"
Le plus intéressant, c’est qu’on y retrouve des profils très différents. Certains pilotes viennent du karting, d’autres découvrent complètement la monoplace à 40 ou 50 ans. Beaucoup roulent simplement pour le plaisir de piloter une vraie voiture de course légère, sans aides électroniques et avec un comportement très brut.
⚠️ Attention : une monoplace reste une vraie voiture de compétition. Même dans les catégories historiques ou amateurs, les coûts peuvent vite grimper entre l’entretien, les pneus, les pièces, les engagements ou les éventuels dégâts.
Mais contrairement aux idées reçues, il existe encore des moyens relativement réalistes de faire de la course en monoplace en France sans disposer d’un budget de pilote professionnel 😉
Hoosier Formula Cup : la monoplace moderne avec l’Ultimate Cup Series
Si l’on veut rouler en monoplace moderne en France, l’une des premières pistes à regarder aujourd’hui est la Hoosier Formula Cup, organisée dans le cadre de l’Ultimate Cup Series.
On n’est pas ici dans une catégorie loisir ou historique. On parle d’un vrai championnat moderne, avec des monoplaces récentes, performantes et exigeantes.
ℹ️ La voiture utilisée est la Tatuus F3 T-318, une monoplace de Formule Régionale. C’est déjà une auto très sérieuse, avec de l’aérodynamique, des réglages importants et un niveau de pilotage qui demande tout de même de l’expérience.

La Hoosier Formula Cup s’adresse surtout à des jeunes pilotes qui veulent progresser vers des catégories supérieures. Mais elle peut aussi intéresser certains gentlemen drivers ou pilotes amateurs très motivés qui souhaitent rouler dans une vraie monoplace moderne, dans un cadre structuré.
Le format est orienté sprint, avec des essais libres, deux qualifications et trois courses par week-end. Cela permet d’avoir beaucoup de roulage et un vrai rythme de compétition, tout en restant dans un cadre plus accessible que les grandes filières internationales type FRECA ou FIA F3 🥵
Il faut quand même rester lucide : même si les budgets sont plus maîtrisés que dans les championnats les plus médiatisés, on reste sur de la monoplace moderne. Pneus, exploitation, assistance technique et déplacements représentent forcément un budget important.
La Hoosier Formula Cup s’adresse surtout aux pilotes qui recherchent une expérience proche des filières professionnelles modernes, avec une monoplace récente, rapide et très performante.
Pour un pilote qui cherche une vraie expérience moderne, avec une voiture rapide et un environnement professionnel, la Hoosier Formula Cup fait partie des options les plus cohérentes en France. En revanche, ce n’est clairement pas la porte d’entrée la plus économique pour découvrir la monoplace.

Coupe de France des Circuits : une porte d’entrée amateur en monoplace
La Coupe de France des Circuits est souvent associée aux voitures de tourisme, aux GT ou aux prototypes. Pourtant, elle propose aussi un vrai cadre pour faire rouler des monoplaces 😋
L’intérêt de cette série, c’est son côté beaucoup plus amateur et accessible que les grands championnats modernes.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas simplement de quelques monoplaces perdues au milieu d’autres voitures. Le règlement prévoit bien un plateau dédié aux monoplaces, avec des classes séparées selon les performances et les types d’autos.
On peut y retrouver des Formule Ford Kent ou Zetec, des Formule Renault Campus, des Formule Renault 2.0, des Tatuus FR 2000, des F4, des Formula Master, des Tatuus F3R ou encore certaines Dallara F3 🤩
➡️ Vous cherchez une monoplace à vendre ou à louer ? Voir toutes les annonces de monoplaces sur GoToTheGrid 😋
Les voitures sont classées par niveau de performance, ce qui permet de faire rouler ensemble des monoplaces très différentes sans tout mélanger au classement.

Le format reste simple et efficace : qualifications puis deux courses sprint dans le week-end.
C’est exactement le genre de formule qui peut convenir à un amateur souhaitant disputer de vraies courses, sans entrer dans l’univers beaucoup plus coûteux des championnats internationaux.
La Coupe de France des Circuits est donc une option intéressante pour ceux qui possèdent déjà une monoplace ou qui veulent s’orienter vers une voiture d’occasion relativement exploitable. Ce n’est pas forcément la catégorie la plus médiatisée, mais c’est justement ce qui fait son intérêt : on est davantage dans un esprit de passionnés que dans une logique de filière professionnelle 👌
Monoplaces historiques et séries amateurs : rouler sur circuit hors filières professionnelles
Historic Tour : le grand rendez-vous des monoplaces historiques
En France, une grande partie de la monoplace « accessible » vit aujourd’hui à travers les championnats historiques. Dans ce domaine, l’Historic Tour, le Championnat de France Historique des Circuits, reste l’un des rendez-vous les plus importants 🇫🇷
Ces meetings permettent de voir rouler des générations très différentes de monoplaces, parfois âgées de plusieurs décennies, mais toujours exploitées en compétition dans un vrai cadre sportif.
On y retrouve des paddocks très variés, avec aussi bien d’anciens pilotes expérimentés que des passionnés venus simplement rouler pour le plaisir.

L’ambiance est très différente des championnats modernes. De nombreux pilotes entretiennent eux-mêmes leur voiture, échangent des pièces, discutent réglages ou restaurent des châssis anciens.
Certaines autos sont devenues de véritables pièces de collection… mais continuent malgré tout à rouler régulièrement en course.
L’Historic Tour accueille notamment deux séries importantes autour des monoplaces historiques, avec des Formule Ford et des Formule Renault.
À voir aussi : "Historic Tour : le Championnat de France Historique des Circuits"
Formule Ford : probablement la monoplace historique la plus accessible
Quand on parle de monoplace historique, difficile de ne pas commencer par la Formule Ford.
Pendant des décennies, cette catégorie a servi de véritable école de pilotage. Ayrton Senna, Alain Prost, Nigel Mansell ou encore Jenson Button sont tous passés par la Formule Ford avant d’atteindre le très haut niveau.
Et contrairement à ce que beaucoup imaginent, ces voitures roulent encore aujourd’hui et elles sont très loin d’être dépassées 😎
À voir aussi : "Formule Ford : la monoplace accessible à tous"

Les Formule Ford restent simples, mécaniques et exigeantes à piloter. Ici, impossible de masquer les erreurs avec l’appui aérodynamique ou l’électronique : le pilote doit vraiment travailler ses trajectoires, son élan et sa vitesse de passage.
Le marché de l’occasion permet encore de trouver certaines voitures à des tarifs raisonnables pour de la monoplace. On peut parfois trouver des Formule Ford autour de 15 000 à 25 000 €, voire moins selon l’état ou l’historique de l’auto.
Elle combine plusieurs avantages : un coût d’achat souvent raisonnable, une mécanique simple, des plateaux encore actifs et surtout un pilotage très formateur où le talent du pilote fait réellement la différence.
Les coûts d’exploitation restent aussi relativement contenus comparés aux monoplaces modernes.
Les engagements tournent généralement entre 300 et 800 € par course selon les événements. Il est également possible de louer une voiture avec assistance complète pour environ 3 500 € TTC le meeting dans certaines structures.
Cela reste évidemment du sport automobile, avec tout ce que cela implique en entretien, pneus, déplacements ou réparations. Mais la Formule Ford reste probablement l’une des solutions les plus réalistes pour rouler en monoplace sur circuit aujourd’hui.
Le Trophée Formule Ford Kent et le Challenge Formula Ford Historic France
La France compte encore aujourd’hui plusieurs championnats actifs autour de la Formule Ford. Le plus connu est probablement le Trophée Formule Ford Kent, intégré aux meetings de l’Historic Tour.

On y retrouve des Formule Ford équipées du célèbre moteur Ford 1600 Kent, avec plusieurs générations de voitures réparties selon leur période.
En parallèle, il existe aussi le Challenge Formula Ford Historic France qui se concentre davantage sur les Formule Ford plus anciennes, principalement construites entre 1967 et 1981, avec plusieurs classes d’âge et quelques monoplaces invitées proches de l’esprit d’époque.
ℹ️ Les deux séries partagent le même plateau sur les épreuves de l’Historic Tour.
Les paddocks regroupent alors plusieurs dizaines de monoplaces, allant des premières Formule Ford de la fin des années 60 jusqu’aux modèles du début des années 90 😍
Le format reste simple, avec qualifications puis deux courses par week-end. Cela permet d’avoir beaucoup de roulage dans une ambiance généralement très conviviale.
Ce qui attire encore les pilotes, c’est aussi le côté très « pur » de ces autos. Beaucoup les considèrent toujours comme l’une des meilleures écoles pour apprendre le pilotage sur circuit.
Le Trophée Formule Renault Historic & Classic
La Formule Renault reste l’une des monoplaces les plus marquantes du sport automobile français. Pendant des années, elle a représenté une étape incontournable pour de nombreux jeunes pilotes avant les catégories internationales 🚀
Aujourd’hui encore, ces voitures continuent de rouler grâce au Trophée Formule Renault Historic & Classic. Le championnat rassemble plusieurs générations de Formule Renault.

On y retrouve aussi bien les anciennes versions Turbo des années 80 que les Formule Renault atmosphériques de 1 721 cm³, mais aussi des modèles plus récents comme les Tatuus FR 2.0 construites jusqu’à la fin des années 2000.
ℹ️ Depuis peu, certaines F4 de première génération (voir photo ci-dessous) peuvent également être invitées, tout comme des monoplaces proches en termes de performances, comme des F3 Classic ou des Formule Ford 2000.
Les grilles sont souvent très variées. On peut voir rouler des Martini, des Tatuus FR 2.0, des Mygale F4 ou encore certaines anciennes Ralt.

Cela donne des plateaux assez impressionnants visuellement, avec plusieurs générations de monoplaces réunies dans un même paddock 🤩
Le format reste très orienté sprint, avec une ou deux séances qualificatives puis deux courses d’environ 25 minutes selon les meetings.
L’ambiance reste plus simple que dans les catégories modernes professionnelles. Beaucoup de pilotes roulent avant tout pour le plaisir de faire vivre ces voitures et retrouver les sensations des anciennes monoplaces-écoles.
F2 Classic et F3 Classic : des monoplaces historiques impressionnantes
Les Interseries organisées par HVM Racing accueillent également des plateaux impressionnants avec les F2 Classic et les F3 Classic.
Ici, on entre dans un univers très particulier, avec des voitures qui ont parfois représenté les véritables antichambres de la Formule 1 dans les années 70 et 80 🙏

On retrouve notamment des March, Ralt, Chevron, Martini, Brabham, Lola ou encore Dallara. Certaines de ces voitures ont été pilotées à l’époque par de futurs pilotes de F1 ou engagées dans des championnats internationaux très relevés.
Les F2 Classic regroupent principalement des monoplaces construites avant 1979, avec des moteurs 1600 ou 2000 cm³. Les voitures à effet de sol sont interdites afin de conserver l’esprit de la période.

Les F3 Classic rassemblent quant à elles les monoplaces de Formule 3 des années 70 et début 80, avec notamment de nombreuses Ralt RT3, March 783 ou Martini MK.
Ces catégories attirent surtout un public passionné d’histoire du sport automobile. De nombreux propriétaires considèrent leurs voitures comme de véritables pièces de patrimoine, tout en continuant à les exploiter en compétition sur certains des plus beaux circuits européens.
Les plateaux roulent notamment lors du KENNOL Grand Prix de France Historique au Paul Ricard, à Brands Hatch, Zandvoort, Dijon ou encore Mugello.
Le format reste relativement simple, avec une séance qualificative puis deux courses sprint d’environ 25 minutes.
Même si ces catégories semblent plus éloignées de la monoplace « accessible », elles montrent à quel point la culture monoplace historique reste vivante en France et en Europe.
Open Formula Series : la monoplace à budget maîtrisé
Dans une logique proche, mais avec une approche plus ouverte, l’Open Formula Series s’est aussi imposée comme une solution intéressante pour rouler en monoplace en France avec des coûts plus contenus.
Le championnat regroupe plusieurs générations de monoplaces comme les Formule Ford Kent et Zetec, les Formule Ford 2000 ou encore les Formule Renault 1600 et 1721 cm³.

L’objectif affiché est clairement de proposer un championnat plus accessible, avec une maîtrise des coûts et une ambiance paddock conviviale.
On reste dans du sport automobile, mais l’approche paraît plus réaliste pour des amateurs souhaitant rouler régulièrement et se faire plaisir.
Le format est simple : deux séances d’essais libres, une qualification puis deux courses sprint de 20 minutes.
Les meetings se déroulent sur plusieurs grands circuits français comme Nogaro, Charade, Albi ou encore Val de Vienne.
L’intérêt de l’Open Formula Series, c’est aussi la diversité des voitures présentes en piste. On peut y voir cohabiter plusieurs générations de monoplaces avec des philosophies très différentes, tout en restant dans des niveaux de performance relativement cohérents.
Sur les dernières épreuves 2026, on compte plus de 60 voitures engagées 😲
Le championnat combine plusieurs ingrédients recherchés par les amateurs : beaucoup de roulage, des monoplaces abordables à l’achat, des plateaux fournis et une ambiance paddock souvent plus détendue que dans les grandes séries modernes.
Pour de nombreux passionnés, ce type de championnat représente l’un des meilleurs compromis entre plaisir, roulage et budget en monoplace.
La course de côte : probablement le plus grand terrain de jeu de la monoplace en France
S’il y a bien une discipline où les monoplaces restent omniprésentes en France, c’est probablement la course de côte ⛰️
Historiquement, la montagne a toujours accueilli de nombreuses autos issues du circuit.
De nombreuses anciennes monoplaces poursuivent leur carrière en côte après avoir roulé en championnat circuit. C’est ce qui explique la présence de voitures impressionnantes, comme d’anciennes F3, des Formula Master et même des F3000.

Le Championnat de France de la Montagne reste aujourd’hui la référence, avec des voitures très performantes sur des routes étroites, bosselées et souvent très rapides 😱
Mais il ne faut pas oublier non plus la Coupe de France de la Montagne ou encore les épreuves VHC, où les monoplaces historiques gardent elles aussi une place importante.
La discipline reste spectaculaire parce qu’elle pousse énormément le pilotage. Une montée dure souvent moins de deux minutes, mais chaque erreur peut coûter très cher. Il faut être immédiatement dans le rythme, avec très peu de marge d’erreur.
La montagne attire aussi de nombreux pilotes expérimentés qui aiment le pilotage pur, avec des voitures souvent très légères, puissantes et exigeantes.
Contrairement à certaines idées reçues, la course de côte ne concerne pas uniquement des prototypes modernes très coûteux. On peut aussi y voir des Formule Renault, d’anciennes F3 ou des monoplaces plus anciennes exploitées avec des budgets relativement variables selon le niveau de performance recherché.
Rouler en monoplace en slalom : la porte d’entrée la plus accessible ?
Pour quelqu’un qui rêve de rouler en monoplace avec un budget plus contenu, le slalom reste probablement l’une des solutions les plus réalistes aujourd’hui.
La discipline accueille régulièrement des Formule Ford, d’anciennes Formule Renault ou de petites monoplaces utilisées dans un format beaucoup plus court et moins coûteux que le circuit traditionnel.

Le principe du slalom aide naturellement à limiter certains coûts. Les roulages sont très courts, ce qui réduit fortement l’usure des pneus, des freins ou du moteur. Beaucoup de pilotes gèrent aussi eux-mêmes une grande partie de la mécanique et de la logistique.
Une monoplace de slalom demande toujours un minimum de budget, d’entretien et de matériel. Mais comparé à une saison circuit moderne, l’écart peut être énorme 💸
Le slalom permet aussi de découvrir progressivement la monoplace dans un environnement moins impressionnant qu’un gros paddock de championnat national. L’ambiance y est généralement plus simple, avec beaucoup de pilotes venus avant tout pour le plaisir de piloter.
C’est aussi une discipline intéressante pour apprendre à exploiter une voiture légère et réactive, avec un vrai travail sur la précision et les trajectoires.
Beaucoup de passionnés commencent d’ailleurs par le slalom avant de s’orienter éventuellement vers le circuit ou la course de côte.
Les coûts d’engagement restent souvent raisonnables, l’usure du matériel est limitée et l’ambiance est généralement très conviviale. C’est l’une des disciplines les plus accessibles pour découvrir la monoplace en compétition.
Peut-on débuter directement en monoplace ?
Le karting reste évidemment l’école la plus classique pour apprendre les bases du pilotage avant de passer en monoplace. Gestion de l’adhérence, trajectoires, freinage, régularité… énormément de réflexes utiles viennent du kart.
Mais contrairement à certaines idées reçues, il n’est pas obligatoire d’avoir fait dix ans de compétition en karting pour rouler en monoplace.
Aujourd’hui, beaucoup de pilotes découvrent la monoplace tardivement. Certains commencent à 30, 40 ou même 50 ans, simplement parce qu’ils veulent vivre l’expérience de piloter une vraie voiture de course légère 🔥

En revanche, il ne faut pas sous-estimer ces autos. Même une ancienne Formule Ford reste physique, réactive et assez exigeante à piloter. Le faible poids, l’absence d’aides électroniques et les réactions parfois très directes demandent un vrai temps d’adaptation.
C’est aussi pour cela que de nombreux pilotes conseillent de commencer progressivement, avec des voitures simples et des catégories orientées amateur plutôt qu’une monoplace moderne très performante dès le départ.
Les Formule Ford, certaines Formule Renault anciennes ou encore le slalom restent souvent parmi les solutions les plus cohérentes pour découvrir la discipline sans se retrouver immédiatement dépassé par les performances ou les coûts.
Combien coûte une saison en monoplace ?
C’est évidemment la grande question. Comme souvent en sport automobile, la réponse dépend de la voiture, de la discipline et du niveau d’implication recherché.
À une extrémité, une saison moderne en F4 dépasse rapidement les 200 000 € TTC avec quelques essais privés. Dès qu’on monte ensuite vers la FRECA ou la FIA F3, les budgets explosent encore davantage 🤑

À l’inverse, certaines disciplines historiques, le slalom ou certaines séries amateurs permettent encore de rouler avec des montants beaucoup plus réalistes.
Sur le marché de l’occasion, on trouve encore des Formule Ford ou certaines anciennes Formule Renault à des prix bien plus abordables que les monoplaces modernes actuelles (voir les annonces).
ℹ️ Mais acheter la voiture n’est souvent qu’une partie du budget. Il faut ensuite ajouter les engagements, l’entretien, les pièces, les déplacements ou encore les éventuels dégâts.
Les coûts varient aussi énormément selon le profil du pilote. Certains arrivent à rouler avec des budgets contenus grâce à leurs compétences mécaniques, leur expérience, leur réseau ou leur capacité à entretenir eux-mêmes leur voiture.
À l’inverse, dès qu’il faut passer par un préparateur, louer une structure complète ou rechercher davantage de performance, les coûts peuvent grimper très rapidement, même avec des voitures anciennes.
ℹ️ C’est d’ailleurs l’un des points importants en monoplace : deux pilotes dans une même catégorie peuvent parfois avoir des budgets complètement différents selon leur manière d’exploiter la voiture.
Pourquoi les anciennes monoplaces attirent encore autant ?
Ce qui revient souvent quand on discute avec des pilotes de Formule Ford, de Formule Renault ou de F3 historiques, c’est le côté très « pur » du pilotage. Beaucoup considèrent que ces voitures offrent des sensations plus brutes que certaines catégories modernes.

Les directions sont directes, les voitures légères, les réactions immédiates et le pilotage demande beaucoup de précision.
L’ambiance joue aussi énormément. Dans les paddocks historiques, de nombreux pilotes entretiennent eux-mêmes leurs voitures, échangent des pièces ou restaurent des châssis parfois âgés de plusieurs décennies.
Certaines monoplaces sont presque devenues des voitures de collection… mais continuent malgré tout à rouler en compétition 🥰
Beaucoup de pilotes rêvaient de ces autos lorsqu’ils étaient plus jeunes et peuvent enfin se permettre d’en posséder une aujourd’hui. Mais ces catégories attirent aussi des pilotes plus jeunes, séduits par des voitures plus mécaniques, plus simples et souvent plus authentiques que certaines monoplaces modernes très complexes.
Mon avis sur la monoplace en France aujourd’hui
Honnêtement, je pense que beaucoup de passionnés sous-estiment encore la place réelle de la monoplace en France.
Oui, la monoplace moderne de haut niveau est devenue extrêmement professionnalisée et très coûteuse.

Mais à côté de ça, il existe encore un vrai monde de la monoplace amateur, historique et semi-professionnelle.
Entre les Formule Ford, les anciennes Formule Renault, les championnats historiques, la course de côte ou encore le slalom, il existe encore plusieurs façons réalistes de rouler en monoplace sans disposer d’un budget infini.
Conclusion
Pendant longtemps, la monoplace a représenté le sommet absolu du sport automobile. Pour beaucoup, c’était aussi un univers devenu inaccessible, réservé aux très gros budgets et aux jeunes pilotes lancés dans des filières professionnelles.
La réalité est plus nuancée.
Oui, les catégories modernes comme la F4, la FRECA ou la FIA F3 demandent des moyens très importants. Mais la monoplace continue aussi de vivre en France dans des disciplines plus discrètes.
Championnats historiques, Formule Ford, Formule Renault, F3 Classic, course de côte, slalom ou séries amateurs : il existe encore plusieurs façons de rouler en monoplace pour le plaisir du pilotage et de la compétition.
On retrouve aussi bien de jeunes pilotes qui cherchent à progresser que des passionnés qui réalisent un rêve plusieurs décennies plus tard.
Le plus simple reste souvent d’aller voir une épreuve sur place. Entre les paddocks historiques, les monoplaces de côte, les Formule Ford ou les anciennes F3 qui roulent encore régulièrement, on découvre vite un univers beaucoup plus vivant qu’on pourrait l’imaginer au premier abord 🙂
FAQ : les questions les plus fréquentes sur la monoplace en France
Peut-on débuter directement en monoplace ?
Oui. Même si le karting reste une excellente école de pilotage, il n’est pas obligatoire d’avoir plusieurs années d’expérience avant de rouler en monoplace.
Certaines structures proposent des roulages découverte, du coaching ou de la location clé en main pour débuter.
Quelle est la monoplace la plus accessible financièrement ?
Les anciennes Formule Ford restent souvent parmi les solutions les plus accessibles pour rouler en monoplace sur circuit.
Le slalom permet aussi de découvrir la discipline avec des budgets plus contenus que les championnats sur circuit.
Combien coûte une saison en monoplace en France ?
Les budgets varient énormément selon les championnats et la voiture visée.
Une saison moderne en F4 France peut rapidement dépasser 200 000 € TTC avec quelques essais, alors que certaines catégories historiques, slaloms ou courses de côte permettent encore de rouler avec des budgets beaucoup plus raisonnables.
Peut-on louer une monoplace ?
Oui. Il est possible de louer des Formule Ford, Formule Renault, F4 ou certaines monoplaces historiques selon les structures et les championnats.
Certaines équipes proposent également des formules clé en main avec transport, assistance et entretien.
Où voit-on encore des monoplaces en France ?
Les monoplaces restent très présentes en course de côte, dans les championnats historiques, certains meetings circuit comme la Coupe de France des Circuits, ainsi qu’en slalom.
Hors compétition, on en retrouve aussi lors de journées de roulage réservées aux monoplaces.
Peut-on acheter une monoplace d’occasion ?
Oui. On trouve encore régulièrement des Formule Ford, Formule Renault, F3 anciennes ou monoplaces de côte sur le marché de l’occasion sur des sites comme GoToTheGrid.
Les prix dépendent évidemment de l’état de la voiture, de son historique et de la disponibilité des pièces.
Peut-on rouler en monoplace sans faire de compétition ?
Oui. Il existe des journées de roulage réservées aux monoplaces.
En revanche, elles sont généralement interdites sur les trackdays classiques et rarement mélangées avec des GT ou des voitures à roues couvertes pour des raisons de sécurité.