Performer by Elkmann : l'Hyperkart de 290 kg qui affole les circuits

Par RobinB le 22 juin 2026
Circuit / Compétition
Karting
Circuit / Trackday
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Quand on parle de machines extrêmes capables d'offrir des sensations proches d'un prototype ou d'une monoplace, on pense souvent aux Radical, aux Ariel Atom ou encore aux KTM X-Bow. Pourtant, depuis plusieurs années, un engin allemand bien plus radical encore fait énormément parler de lui dans les paddocks et sur Internet : le Performer by Elkmann 😎

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Et ce succès ne vient pas de nulle part. Les vidéos de Peter Elkmann, le créateur du Performer et multiple champion d'Europe de Superkart, cumulent régulièrement des centaines de milliers de vues. Il faut dire que voir une machine de seulement 290 kg équipée d'un moteur de moto de près de 190 chevaux déposer sur circuit des GT valant parfois plus de 200 000 € a quelque chose d'assez irréel. La vidéo ci-dessous permet de bien comprendre le phénomène.

À première vue, certains parlent d'un gros karting. D'autres d'une monoplace minimaliste. D'autres encore d'un petit prototype sans carrosserie. En réalité, le Performer est un peu tout ça à la fois. Une machine ultra légère, motorisée par un moteur de moto de 1000 cm³, développée avec une seule obsession : offrir un maximum de performance et de sensations pour un budget relativement “accessible” comparé au reste du sport automobile moderne 👌

Les chiffres donnent le ton : environ 290 kg, près de 190 chevaux, une boîte séquentielle, une aérodynamique travaillée, un 0 à 200 km/h en moins de 12 secondes et plus de 2,5 G annoncés en courbe.

Sur le papier, c'est surtout le rapport entre ces performances et le prix annoncé qui surprend. Le tarif neuf démarre autour de 30 000 € TTC, même si les options peuvent rapidement faire grimper la facture.

Bref, il fallait qu'on en parle ! 🤪

L'Hyperkart : un concept directement inspiré du Superkart

Le Performer n'a pas été imaginé par hasard. Son créateur, Peter Elkmann, est loin d'être un inconnu dans le monde du karting de haut niveau. Mais le projet est aussi intimement lié à son père, Hans-Peter Elkmann, à l'origine du concept Performer. Ensemble, ils ont développé une machine pensée dès le départ pour offrir les performances d'une supercar… avec des coûts d'exploitation bien plus proches de ceux d'une moto sportive 😋

L'Allemand est aussi une référence du Superkart international, avec notamment plusieurs titres de champion d'Europe FIA Superkart remportés en 2008, 2017, 2018 et 2019 🏆

À voir aussi : "Superkart : Le kart le plus rapide au monde !"

Quand on connaît les performances déjà incroyables des Superkart 250, on comprend mieux d'où vient la philosophie du Performer. L'idée est finalement assez simple : conserver ce qui fait la magie du karting ultra performant, c'est-à-dire le poids plume, les sensations directes et l'agilité, tout en allant encore plus loin en matière d'aérodynamique, de stabilité et de facilité d'exploitation.

Présentation du Performer By Elkmann

Le résultat donne une machine très particulière. Le châssis reste tubulaire, il n'y a pas de différentiel, pas de suspension traditionnelle comme sur une monoplace classique, et le pilote se retrouve toujours très exposé, très proche du sol, avec cette sensation brute typique du karting 💪

Et c'est justement pour ça qu'on peut encore parler de kart, même si la machine ressemble parfois à un petit prototype. Un Hyperkart n'a pas d'amortisseurs, pas de différentiel, et conserve une architecture très simple avec un arbre arrière et un seul disque de frein à l'arrière. On reste donc très loin d'une monoplace ou d'un proto classique, même si l'aérodynamique, la carrosserie et le niveau de performance peuvent donner cette impression.

Mais à côté de ça, le Performer ajoute des ailes, un fond plat, une aérodynamique travaillée et un moteur de superbike moderne capable d'emmener l'ensemble à des vitesses démentielles 🚀

🏁 Pourquoi parler d'Hyperkart ?

Le Performer conserve une base très proche de l'esprit karting : pas de suspension classique, pas de différentiel, un poids très faible et une position de conduite très exposée. Mais il y ajoute une aérodynamique poussée et un moteur de superbike, ce qui le place dans une catégorie à part.

C'est probablement ce mélange qui rend le véhicule aussi difficile à classer. Trop extrême pour être comparé à une simple voiture de trackday, mais aussi très différent d'une vraie monoplace traditionnelle.

Présentation du Performer By Elkmann

Le concept du Performer n'est d'ailleurs pas totalement inédit. Il s'inscrit dans une lignée de machines qui cherchent depuis plusieurs années à créer un trait d'union entre le karting et l'automobile de compétition.

Dans l'esprit de ses défenseurs, l'Hyperkart ne doit pas remplacer le Superkart, mais proposer une alternative différente : des performances proches, un pilotage toujours très brut, mais avec une mécanique 4-temps plus fiable, moins coûteuse à entretenir et moins exigeante qu'un moteur 250 cm³ deux-temps de très haut niveau 🤑

On peut notamment faire le lien avec la Formula Pacific, un concept né aux États-Unis au début des années 2000 autour du circuit de Willow Springs Raceway, en Californie. L'idée est portée par Bill Huth, propriétaire du circuit, avec une conception technique confiée à Rick Goodwin, déjà très lié à l'univers du Superkart.

Le principe était déjà proche de ce que l'on retrouve aujourd'hui dans l'Hyperkart : un châssis très léger, un moteur de moto Yamaha, d'abord en 600 cm³ avec le R6, puis en 1000 cm³ avec le R1, et des performances impressionnantes. Certaines sources évoquent jusqu'à 3 G d'accélération latérale, avec Eddie Lawson impliqué dans la mise au point.

Formula Pacific sur le circuit de Willow Springs

Les premières courses apparaissent autour de 2011, mais le projet s'arrête progressivement après le décès de Bill Huth en 2015. L'idée reste pourtant intéressante : utiliser une motorisation de grande série, performante et fiable, pour créer une machine légère, moins coûteuse et plus simple à exploiter qu'un Superkart 250 de très haut niveau.

C'est cette logique que l'on retrouve ensuite avec le Performer by Elkmann, puis aujourd'hui avec les projets regroupés sous le terme Hyperkart.

Performer by Elkmann : fiche technique et performances

Quand on regarde les chiffres, on comprend rapidement pourquoi le Performer fait autant réagir sur les réseaux sociaux et dans les paddocks 😁

Le Performer 1000 utilise un moteur de Suzuki GSX-R 1000 K5/K7, un bloc très connu dans l'univers des prototypes légers et des swaps moto. Ce moteur développe environ 180 à 190 chevaux selon les configurations, pour un couple annoncé autour de 118 Nm.

Sur une voiture de 800 ou 900 kg, ce serait déjà très correct. Mais ici, le Performer affiche un poids d'environ 290 kg seulement selon l'équipement choisi.

Le rapport poids/puissance devient alors complètement délirant. On parle d'environ 1,5 kg par cheval, soit un niveau comparable à certaines hypercars modernes… sauf qu'ici, il n'y a quasiment aucun filtre entre le pilote et la machine 😲

Performer 1000 by Elkmann - Présentation

Le constructeur annonce :

  • un 0 à 200 km/h en moins de 12 secondes
  • environ 240 à 250 km/h de vitesse maximale selon les circuits
  • plus de 2,5 G en accélération latérale
  • une boîte séquentielle 6 rapports
  • des roues en 10 pouces avec pneus Hoosier
  • un régime moteur qui grimpe jusqu'à environ 12 000 tr/min

Et contrairement à certains projets ultra exotiques qui deviennent impossibles à entretenir, le Performer reste basé sur une mécanique relativement connue et réputée fiable 👌

PaceDivision, la société allemande qui a racheté le concept du Performer, explique d'ailleurs que le moteur GSX-R, après modification du système de lubrification pour la piste, peut offrir une excellente durée de vie même avec une utilisation intensive.

🔧 Un point clé sur la fiabilité : le constructeur évoque une durée de vie pouvant atteindre environ 12 000 km de roulage circuit avant grosse intervention mécanique, ce qui reste très impressionnant pour une machine de ce niveau de performance.

C'est un point très important, car l'un des arguments souvent avancés autour du Performer est que ce type de machine pourrait coûter beaucoup moins cher à exploiter qu'un Superkart 250 de très haut niveau.

Il est en effet connu qu'un moteur 250 cm³ de championnat d'Europe demande souvent une maintenance extrêmement lourde et coûteuse, alors qu'un moteur de superbike moderne peut encaisser plusieurs saisons avec un entretien bien plus raisonnable 👍

Châssis du Performer 1000 by Elkmann

Prix du Performer by Elkmann : une formule presque raisonnable ?

Le prix est probablement l'élément le plus surprenant du Performer.

Aujourd'hui, beaucoup de voitures de course modernes deviennent totalement inaccessibles 💸

Le Performer, lui, démarre officiellement autour de 30 490 € TTC en version complète avec moteur révisé, jantes, slicks Hoosier, fond plat, siège, boîte séquentielle et plusieurs équipements déjà inclus.

Il existe même une base annoncée à partir d'environ 17 800 € hors moteur.

💸 Pourquoi le prix surprend autant ?

Pour un tarif proche d'une petite voiture de piste d'occasion, le Performer propose un rapport poids/puissance et un niveau de performance que l'on retrouve habituellement sur des machines beaucoup plus coûteuses.

Évidemment, on peut ensuite ajouter énormément d'options : AIM dashboard, palettes au volant, quickshifter, blipper, carbone, double aileron, échappement spécifique, pneus pluie, roues supplémentaires, etc. Mais même avec quelques options, on reste sur des montants qui paraissent presque “abordables” lorsqu'on compare ça aux performances proposées.

Car pour le prix d'une petite voiture de piste d'occasion relativement classique, on se retrouve avec un engin capable d'aller chercher des performances proches de voitures de course beaucoup plus prestigieuses et coûteuses 😈

Un Hyperkart pensé avant tout pour la piste

Vous vous en doutez, le Performer n'a absolument aucune vocation routière. Tout dans sa conception est orienté vers le pilotage pur.

Pas de confort. Pas d'assistance. Pas d'insonorisation. Pas d'électronique complexe. Pas de compromis.

Pilote installé dans le cockpit du Performer by Elkmann

Le pilote est installé très bas dans le châssis, sanglé dans un baquet avec harnais 6 points, quasiment au ras du sol. Le moteur hurle à plus de 12 000 tr/min juste derrière lui. La boîte séquentielle impose des passages de rapports extrêmement rapides. Et surtout, le poids ultra réduit donne des sensations qui semblent beaucoup plus proches du karting ou du prototype léger que de la voiture traditionnelle.

Plusieurs personnes ayant roulé ou vu rouler le Performer parlent d'ailleurs d'une machine “physique”, très intense, mais aussi incroyablement efficace en virage.

C'est logique. Avec si peu de poids, des pneus slicks, des roues en 10 pouces et un centre de gravité extrêmement bas, le Performer peut conserver énormément de vitesse en courbe.

Sur certains circuits techniques, cela permet de rivaliser avec des voitures beaucoup plus puissantes. Certains chronos évoqués autour du Performer le placent même dans des temps proches de monoplaces de haut niveau, parfois comparables à ceux d'une Formule 3 selon les circuits.

Le Performer peut-il vraiment rivaliser avec des GT3 ?

Chaque fois qu'une vidéo du Performer apparaît sur les réseaux sociaux, les mêmes débats reviennent immédiatement.

Certains expliquent qu'une Porsche 911 GT3 RS ou une GT3 Cup reste largement au-dessus. D'autres affirment qu'un Performer ou un Superkart peut littéralement tourner autour de certaines GT sur circuit.

Comme souvent, la vérité dépend énormément du tracé, du pilote et des conditions.

Sur des circuits très rapides avec de longues lignes droites, une GT3 moderne conserve évidemment d'énormes avantages en vitesse de pointe, en stabilité aérodynamique et en motricité.

Mais dès que le circuit devient plus technique, avec beaucoup d'enchaînements, de freinages et de changements d'appui, le faible poids du Performer en fait une arme redoutable.

Performer by Elkmann en piste lors d'une course

Et surtout, les chiffres commencent à devenir très sérieux ⏱️

Sur certaines vidéos et chronos évoqués autour du Performer, on voit des temps autour de 2 min 22 s à Spa-Francorchamps. Pour remettre cela en perspective, on est sur des performances capables de rivaliser avec de très grosses voitures de piste… pour un budget sans commune mesure.

⏱️ Le chiffre qui interpelle

Un Performer de seulement 290 kg est capable d'afficher des chronos proches de véhicules beaucoup plus puissants et bien plus coûteux. C'est probablement ce qui alimente autant les débats autour du concept.

À ce niveau-là, le plus impressionnant n'est même plus de comparer le Performer à une GT3 moderne.

Ce qui choque surtout, c'est qu'un engin de 290 kg puisse tourner environ 10 secondes plus vite qu'une GT4 sur certains tracés, tout en étant également plus rapide qu'une Formule 4 moderne sur un circuit comme Spa.

Et c'est probablement là que le Performer devient fascinant. Pas forcément parce qu'il “bat” des GT à plusieurs centaines de milliers d'euros, mais parce qu'un véhicule aussi minimaliste, aussi léger et aussi accessible puisse simplement se retrouver dans cette discussion.

Où rouler avec un Performer ou un Hyperkart ?

Et c'est probablement LE sujet le plus important autour du Performer aujourd'hui, surtout en France.

Car sur le papier, le concept est incroyable. Mais dans la réalité, on peut se poser une question très simple : où peut-on réellement utiliser ce type de véhicule ?

En Allemagne, le Performer roule régulièrement sur des circuits comme Hockenheim, Bilster Berg ou Oschersleben.

On le retrouve aussi dans des compétitions de type Time Attack ou dans certaines séries comme la Carbonia Cup, où les Performer roulent aux côtés de prototypes.

Performer by Elkmann lors d'un départ d'une course de la Carbonia Cup

En Australie, ces machines participent également à l'Australian Formula Open, une catégorie où elles roulent directement avec des monoplaces et d'autres véhicules très performants.

En France, la situation semble beaucoup plus floue.

Le Performer se retrouve dans une zone un peu compliquée réglementairement. Ce n'est pas vraiment un karting. Pas vraiment une monoplace homologuée classique. Pas non plus une voiture fermée.

Résultat : certains trackdays peuvent refuser ce type d'engin, notamment pour des questions de sécurité ou de mélange avec des voitures classiques.

Et même lorsqu'ils sont acceptés, ces véhicules soulèvent parfois des débats.

Avec un poids aussi réduit, pas de suspension traditionnelle et des performances capables de rivaliser avec des prototypes ou certaines GT très performantes, le mélange avec des voitures beaucoup plus lourdes peut devenir délicat en cas de contact 🤕

Plusieurs pilotes évoquent aussi le fait que ce type de concept fonctionne particulièrement bien sur des circuits lisses, mais peut devenir beaucoup plus physique et compliqué à exploiter sur des pistes bosselées.

Performer by Elkmann sur circuit

Certains évoquent également les difficultés potentielles en course de côte ou en compétition FFSA.

Et c'est justement là que le sujet devient intéressant : en France, l'Hyperkart n'est plus seulement une idée lancée sur Internet. Plusieurs prototypes existent déjà, avec une vraie réflexion autour d'une catégorie dédiée.

Le frein principal reste réglementaire.

Tant qu'il n'existe pas d'agrément clair, de règlement stable et de cadre sportif défini, ces machines restent dans une zone grise. C'est évidemment un problème pour convaincre des pilotes d'investir, même si l'intérêt autour du concept semble réel.

Une vraie catégorie Hyperkart en préparation en France ?

Le Performer n'est pas seulement une curiosité allemande isolée.

Depuis plusieurs années, plusieurs acteurs français travaillent aussi sur l'idée d'une vraie catégorie Hyperkart.

Daniel Michaux, à l'origine du RAFALE by EMA, explique réfléchir à ce type de formule depuis une quinzaine d'années.

Il avait notamment découvert la Formula Pacific en Australie, même si le concept est bien né aux États-Unis autour de Willow Springs Raceway.

L'idée était déjà la même : créer une machine très légère, très performante, motorisée par un bloc moto de grande série, mais plus simple et moins coûteuse à exploiter qu'un Superkart 250 de très haut niveau.

Aujourd'hui, selon les informations recueillies auprès de Daniel Michaux, trois constructeurs travailleraient sur ce type de machine en France :

  • RAFALE by EMA, porté par Daniel Michaux 👇
  • Hyperkart Rafale by EMA
  • STORM, fabriqué par Marc Albin 👇
  • Hyperkart STORM par Marc ALBIN
  • CHALLENGER, développé par Christian Rosa / Sensations Racing 👇
  • Hyperkart CHALLENGER by Sensations Racing

En Allemagne, deux projets sont également cités dans cet univers :

  • Performer by Elkmann
  • Pacemaker 👇
  • Hyperkart Pacemaker 1000

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si beaucoup d'anciens du Superkart gravitent autour de ces projets 🙄

L'Hyperkart reprend une partie de cet ADN : une machine basse, légère, directe, sans amortisseurs et sans différentiel, mais avec une motorisation 4-temps de grande série, généralement issue de la moto.

L'objectif n'est donc pas forcément de remplacer le Superkart 250, mais de proposer une alternative plus simple à exploiter, plus fiable mécaniquement et potentiellement moins coûteuse sur une saison.

Deux exemples français : le Challenger et le RAFALE by EMA

Parmi les projets français les plus concrets, on retrouve notamment le Challenger et le RAFALE by EMA. Les deux machines suivent une philosophie assez proche : rester sur une base très légère, simple mécaniquement, avec un moteur de moto performant, tout en intégrant une vraie réflexion autour de la sécurité et de l'exploitation en circuit.

Le Challenger, développé par Christian Rosa / Sensations Racing, repose par exemple sur une carrosserie en cinq parties. Deux flancs latéraux sont fixés directement au châssis, ce qui doit faciliter les manipulations par une seule personne.

Côté technique, on retrouve une crashbox en nid d'abeille aluminium, un châssis et un arceau en 25CD4S, un réservoir aluminium de 20 litres, des jantes Douglas en 10 pouces, ainsi qu'une motorisation basée aujourd'hui sur un Yamaha R1 2008 d'origine, autour de 185 chevaux.

Le RAFALE by EMA, porté par Daniel Michaux, s'inscrit dans la même logique. La machine utilise une carrosserie en neuf éléments, une crashbox en nid d'abeille aluminium, un châssis et des arceaux en acier 25CD4S, un réservoir aluminium de 20 litres, des jantes Tramont sur mesure et des freins Brembo.

La motorisation reste au choix du pilote, même si le Suzuki GSX-R 1000 est recommandé. Là aussi, l'objectif est clair : proposer une machine performante, légère et plus simple à exploiter qu'un Superkart 250 de très haut niveau.

Dans les deux cas, la conception et la fabrication sont annoncées comme françaises.

🇫🇷 Des tarifs proches du Performer

Daniel Michaux évoque un prix autour de 35 000 € pour les machines françaises. Un montant assez proche d'un Performer correctement équipé, car les options et la configuration réellement exploitable peuvent vite faire grimper la facture.
Présentation de l'hyperkart Rafale by EMA

Le projet Hyperkart français avance avec la FFSA

Le dossier français a aussi avancé concrètement ces dernières années. Daniel Michaux explique avoir relancé les discussions avec la FFSA avec l'aide d'Éric Sévère.

À la demande de la direction technique, un prototype a été présenté sur le circuit de Croix-en-Ternois, en présence notamment de représentants de la FFSA et de Jacques Berger, ancien responsable technique de la FIA, missionné pour observer les aspects liés à la sécurité.

Selon Daniel Michaux, cette présentation s'est bien déroulée, avec un accueil favorable sur le plan technique.

Cinq châssis auraient déjà été réalisés à ce jour, et une seconde machine serait en cours de finalisation.

Toujours selon lui, le dossier aurait reçu des avis favorables au sein des commissions concernées.

La Commission Nationale de Sécurité des Circuits aurait également émis un avis favorable en octobre 2025 pour permettre à la catégorie d'évoluer sur les circuits français.

Malgré cet accueil technique favorable, le dossier reste sensible, notamment en raison des questions de responsabilité et de sécurité.

Comme souvent avec une nouvelle catégorie aussi atypique, le principal frein n'est pas seulement technique, mais aussi réglementaire et politique.

Pour autant, l'agrément officiel et la création d'un véritable cadre sportif restent encore en attente.

Daniel Michaux indique vouloir relancer le dossier auprès des nouveaux élus de la FFSA, avec l'ambition de créer à terme un Championnat de France Hyperkart.

Tout l'enjeu est là : les machines existent, les constructeurs sont présents, les performances semblent sérieuses. Reste à créer un cadre clair, avec un règlement, des circuits prêts à les accueillir et, pourquoi pas, un vrai calendrier.

Une machine qui divise énormément

Le Performer et les autres hyperkarts ne laissent clairement pas tout le monde indifférent.

Les amateurs de sensations pures adorent le concept. Ils y voient une forme de retour à un sport automobile plus simple, plus brut, moins dépendant de l'électronique et des budgets astronomiques. Pour certains anciens pilotes de karting ou de prototypes légers, ce type d'engin fait même partie des meilleures expériences de pilotage possibles pour le prix.

Présentation de l'hyperkart Performer 1000

À l'inverse, d'autres restent plus sceptiques. Acheter une machine sans véritable championnat peut sembler difficile à justifier. Certains préféreront toujours se tourner vers des valeurs sûres comme la Formule Ford, la Formule Renault, la Caterham ou de petites GT déjà intégrées dans des séries reconnues.

À voir aussi : "Formule Ford : la monoplace accessible à tous"

Il y a aussi la question de la sécurité. Avec un véhicule aussi bas, aussi léger et aussi exposé, les conséquences d'une grosse sortie de piste peuvent évidemment être sérieuses 😕

ℹ️ Le vrai sujet n'est pas seulement la performance

Le risque zéro n'existe pas en sport automobile. La vraie question est donc surtout de savoir si l'Hyperkart peut être encadré correctement, avec un règlement adapté, des équipements de sécurité cohérents et des circuits capables de l'accueillir dans de bonnes conditions.

Il faut toutefois remettre ce point dans le contexte du sport automobile. Le risque zéro n'existe pas, que ce soit en circuit, en course de côte ou en rallye. Le vrai enjeu est donc moins d'interdire ce type de machine que de définir un cadre adapté pour les faire rouler dans de bonnes conditions.

Mais c'est aussi ce qui rend le Performer aussi fascinant. Il n'essaie pas d'être pratique, polyvalent ou confortable. C'est une machine construite uniquement autour du plaisir de pilotage et du chrono.

Mon avis sur le Performer by Elkmann

Honnêtement, je trouve le concept absolument génial.

À une époque où énormément de voitures deviennent lourdes, ultra filtrées, très électroniques et parfois presque aseptisées, voir un projet aussi radical exister encore est franchement rafraîchissant 🥰

Présentation de l'hyperkart Performer 1000 by Elkmann

Le Performer reprend finalement ce qui fait rêver beaucoup de passionnés : un minimum de poids, un maximum de sensations, une mécanique relativement simple et un rapport performances/prix complètement fou.

Et ce qui est intéressant, c'est que le Performer s'inscrit peut-être dans un mouvement plus large. Avec les projets français comme le RAFALE by EMA, le STORM ou le CHALLENGER, on sent une vraie envie de faire émerger une catégorie Hyperkart structurée.

Mais tout dépendra de la suite donnée au dossier. Sans homologation claire, sans championnat ou sans meetings capables d'accueillir ces machines, le concept restera limité. Avec un vrai règlement et quelques courses bien organisées, en revanche, ça pourrait devenir une formule vraiment intéressante en France.

Je comprends donc parfaitement les critiques.

Acheter une machine aussi spécifique sans savoir précisément où rouler peut devenir frustrant, surtout en France. Une Caterham, une Formule Ford ou même certaines petites voitures de course plus classiques offriront souvent beaucoup plus de possibilités pour rouler régulièrement ou participer à des compétitions reconnues.

Le Performer est donc probablement une machine de passionné pur et dur. Quelqu'un qui sait exactement ce qu'il recherche, qui connaît déjà les contraintes du sport automobile, et qui accepte le côté un peu “ovni” du projet.

Mais une chose est sûre : à chaque fois qu'on voit cette machine en action, difficile de rester indifférent.

🚀 Une formule à suivre ?

Si la catégorie Hyperkart finit réellement par trouver sa place en France, avec des machines comme le RAFALE, le STORM ou le CHALLENGER, on pourrait assister à la naissance d'une formule assez unique : un vrai pont entre le karting extrême et l'automobile de compétition.

[VIDÉO] C'est quoi ce truc ? Un kart PLUS RAPIDE qu'une SUPERCAR ? (Performer by Elkmann)

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